Accès alimentaire

Où et comment nous obtenons de la nourriture et les types d’aliments auxquels nous avons accès sont liés à notre santé. L’accès à une alimentation saine pour tous est influencé par de nombreux facteurs, notamment l’environnement dans lequel nous vivons, nous travaillons, nous apprenons et nous nous amusons et notre système alimentaire local. Les programmes et services ci-dessous visent à améliorer l'accès et la sensibilisation aux aliments sains et appropriés aux cultures présentes à Ottawa.

Dons d'aliments sains

Les personnes qui n'ont pas les moyens d'acheter des aliments sains peuvent souffrir de maladies liées à une mauvaise alimentation - hypertension artérielle, maladies cardiaques, cholestérol élevé et diabète.  Les aliments riches en fibres, en vitamines et en minéraux, faibles en sodium, sucre et en gras saturés sont les meilleurs choix pour les dons d'aliments.  Appuyez sur les liens suivants pour apprendre davantage au sujet de: 

L'importance d'une alimentation saine

Les dons d'aliments sains fournissent des nutriments essentiels pour aider avec les aspects suivants :

  • renforcer le système immunitaire
  • construire et maintenir des os et des dents solides
  • réduire le risque de maladie cardiaque, d'obésité et de diabète de type 2
  • améliorer la santé intestinale
  • le corps de l'enfant pour grandir et se développer
  • aux enfants à être prêts à apprendre à l'école et à jouer
  • aux gens à vivre leur vie quotidienne - s'occuper de leurs enfants, garder leur emploi, faire des promenades avec leurs familles

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Dons de nourriture à des banques alimentaires ou à des programmes de repas

S’il vous plait éviter de mettre les produits frais et denrées perissables dans les bacs de dons. Donnez-les directement aux banques alimentaires et aux programmes de repas. Ces aliments incluent:

  • Les légumes frais
  • Les fruits frais
  • Le lait frais et le yogourt
  • Du pain
  • Du fromage

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Dons d'aliments dans des bacs à dons

  • Aliments à grains entiers (céréales, pâtes, riz)
  • Saumon, thon, poulet en conserve
  • Haricots et légumineuses en conserve
  • Légumes en conserve
  • Fruits à coque, graines et beurres de noix
  • Sacs de dons préemballés pour les banques alimentaires disponibles dans certaines épiceries

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Aliments à ne PAS donner

De nombreux aliments donnés ne conviennent pas et peuvent être jetés.

  • Boîtes de conserve cabossées
  • Boîtes sans étiquette
  • Conserves maison
  • Emballages alimentaires ouverts
  • Préparation pour nourrissons ou substituts de repas périmés
  • Aliments qui sont vieux et dont la date de péremption est dépassée
  • Alcool
  • Médicaments
  • Suppléments alimentaires (vitamines, minéraux, etc.) 

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Les dons de repas chauds, des sandwichs frais ou des pâtisseries

Lorsque vous faites don de ces aliments, suivez les Conseils pour la cuisine de SPO afin de détruire les bactéries causant
les empoisonnements alimentaires qui pourraient se trouver les aliments que vous donnez ou d’en réduire le nombre.

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Affiche dons d'aliments sains 

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Répertoire accès-alimentation
Le répertoire accès-alimentation est une liste exhaustive des programmes et des services alimentaires offerts à Ottawa qui visent à favoriser l’accès aux aliments sains. Il comprend notamment des programmes d’accès aux aliments, comme la Boîte de bonne bouffe, des services de distribution de repas, des banques alimentaires, des cuisines collectives et plus encore! Il est maintenant disponible sous forme de carte interactive en ligne.
 La Boite Vert d'Ottawa
Le programme de la Boîte verte d'Ottawa, une initiative communautaire sans but lucratif, regroupe les gens d'un quartier pour l'achat de fruits et légumes frais, savoureux et nutritifs.
 MarchéMobile

Les fruits et légumes du MarchéMobile sont choisis en fonction des besoins et des préférences culturelles des résidents, achetés en grandes quantités et vendus au prix coûtant. Pour de plus amples renseignements sur le MarchéMobile ou pour vérifier s'il sera déployé dans une collectivité près de chez vous, consultez la section Schedule / Horaire du site du Marché.

 Dépanneur bonne bouffe
 

Initiative « Dépanneur bonne bouffe »

logo de la Depanneur bonne bouffe

Santé publique Ottawa (SPO) a travaillé sur l’initiative « Dépanneur bonne bouffe » de 2015 à 2018.

SPO a collaboré avec de nombreux partenaires communautaires et secteurs d’activité afin d’explorer des moyens d’accroître l’accès aux des légumes et des fruits frais et à d’autres aliments sains dans les quartiers d’Ottawa où l’accès aux épiceries est limité.

 L’initiative « Dépanneur bonne bouffe » comprend trois volets :

  1. Évaluation de la vente d’aliments au détailDépanneur bonne bouffe – Guide sur la vente d’aliments sains à l’intention des propriétaires et des exploitants de dépanneurs
  2. Sondages auprès des consommateurs et des dépanneurs
  3. Projet pilote « Dépanneur bonne bouffe »

L’initiative est actuellement terminée, mais nous continuons de partager les expériences novatrices que nous avons acquises dans le cadre de l’initiative « Dépanneur bonne bouffe », et d’explorer les possibilités futures en vue d’autres programmes viables et durables. Pour plus de renseignements, visitez le document intitulé Brève description du projet Dépanneur bonne bouffe.

Le document intitulé Dépanneur bonne bouffe – Guide sur la vente d’aliments sains à l’intention des propriétaires et des exploitants de dépanneurs a été élaboré dans le cadre du projet pilote Dépanneur bonne bouffe mené par SPO. Il a été examiné et mis à l’essai par les exploitants de dépanneurs participants. Le Guide vise à fournir des conseils pratiques sur l’amélioration de l’offre de légumes et fruits frais et d’autres aliments santé de base dans les dépanneurs de quartiers d’Ottawa. Le fait d’augmenter les ventes de légumes et fruits frais dans les quartiers aurait un impact positif sur la santé des résidents. Le guide est une étape modeste, mais cruciale, qui vise à améliorer l’accès aux aliments sains dans nos quartiers. N’hésitez pas à télécharger votre copie et à vous en servir dans le cadre de vos initiatives de développement communautaire ou commercial. 

Pourquoi les dépanneurs? 

Puisqu’il y a un manque d’épiceries dans certains quartiers, ceci limite la capacité des résidents à faire des choix alimentaires sains. De plus, certains résidents qui ont un accès limité aux modes de transport risquent dépendre des dépanneurs pour leurs achats d’aliments. Cependant, la plupart des dépanneurs vendent principalement des aliments et des boissons transformés riches en sucre, en sel et en gras; peu d’entre eux offrent des produits frais ou d’autres aliments sains. Les programmes de dépanneurs santé, qui visent à augmenter la vente de produits frais par les détaillants locaux. Ceci compte parmi les nombreuses stratégies utilisées pour améliorer la santé des habitants provenant des quartiers prioritaires d’Ottawa.

La majorité des Canadiens achètent leurs aliments dans des magasins de détail. Les initiatives de dépanneurs santé gagnent en popularité comme moyen de créer des quartiers où il est facile d’acheter et de vendre des aliments sains, tant pour les résidents que pour les exploitants de dépanneurs. De telles initiatives ont été mises en œuvre dans certaines villes des États‑Unis et du Canada.

Pourquoi miser sur la vente de légumes et de fruits frais dans les dépanneurs? 
Le fait d'aider les petites entreprises à augmenter leur offre de produits frais aurait une incidence positive sur la santé des résidents de quartiers à faible revenu.
  • L'amélioration de l'accès à des aliments sains et la diversification de l'offre alimentaire dans les établissements de vente au détail favorisent un environnement alimentaire sain.
  • À Ottawa, dans certains quartiers on trouve plus de dépanneurs et moins de supermarchés par millier d'habitants.
  • L'insécurité alimentaire se définit comme un accès incertain ou inadéquat à la nourriture. Il s'agit d'un important problème de santé publique, qui existe à Ottawa. Les adultes qui vivent une telle situation déclarent souffrir de problèmes de santé, tant sur les plans mental et physique que bucco-dentaire, et souffrent de problèmes de santé chroniques comme la dépression, le diabète et la maladie cardiaque.

Évaluation de la vente d’aliments au détail à Ottawa

Ottawa compte environ 377 dépanneurs, répartis dans 108 quartiers :

  • 37 pour cent (142) d’entre eux partagent les locaux d’une station-service.
  • 60 pour cent (221) sont indépendants, 41 pour cent (156) sont exploités par des chaînes.

On retrouve davantage de dépanneurs dans 40 quartiers dont les résidents ont un statut socioéconomique faible et 23 quartiers sont considérés comme des « déserts alimentaires ». Les dépanneurs sont généralement plus près des résidences (1,5 km) que les épiceries (4 km). (Étude de quartiers d’Ottawa, 2013)

Sondage auprès des résidents

En 2016, Santé publique Ottawa a mené un sondage auprès de 603 résidents d’Ottawa afin d’évaluer leurs habitudes et leurs croyances à propos de l’achat d’aliments à leur dépanneur local.

Voici les principales conclusions :

  • Les gens achètent des aliments dans une épicerie deux fois par semaine et dans un dépanneur une fois par mois.
  • Plus de la moitié des répondants n’achètent pas d’aliments dans les dépanneurs.
  • Les jeunes adultes achètent plus souvent dans les dépanneurs que les adultes plus âgés (60 ans et plus).
  • La proximité de la maison et la commodité sont les principales raisons de magasiner au dépanneur.
  • Près de la moitié (48 pour cent) des répondants trouvent qu’il n’y a pas assez, voire pas du tout, de fruits et légumes frais au dépanneur.

Pour inciter les gens à acheter des fruits et légumes frais au dépanneur, il faudrait entre autres offrir des produits locaux et afficher des prix comparables à ceux des épiceries.

Sondages auprès des dépanneurs

Santé publique Ottawa est entrée en contact avec 78 dépanneurs (entrevues avec des propriétaires, enquêtes par observation) dans le but de faire connaître l’initiative, de découvrir les pratiques et les problèmes liés à l’entreposage et à la vente de fruits et légumes et pour recruter des participants au projet pilote « Dépanneur bonne bouffe ».

Projet pilote « Dépanneur bonne bouffe » d’Ottawa

dépanneur propriétaire devant des paniers de fruits et légumes fraisSanté publique Ottawa (SPO) a visité 78 dépanneurs et mené des entrevues avec ses propriétaires. Huit dépanneurs ont participé au projet pilote « Dépanneur bonne bouffe » d’une durée de six mois. SPO leur a fourni une stratégie de marque, du matériel publicitaire, des ressources et des liens vers les services de soutien communautaire. Les dépanneurs participants se sont engagés à proposer un certain nombre de produits frais et d’aliments de base sur leurs tablettes. On a procédé à des enquêtes par observation, à des entrevues et à la collecte de données sur les ventes et de connaissances expérientielles avant et pendant le projet pilote et à la fin de celui-ci. Au cours du projet pilote, on a apporté des améliorations aux processus, au suivi et aux ressources.

L’engagement communautaire était un aspect important de la promotion du projet pilote dans les quartiers visés. SPO a collaboré avec la collectivité ainsi qu’avec des partenaires des secteurs de la sécurité alimentaire et du commerce de détail afin de former un comité directeur pour guider l’initiative Dépanneur bonne bouffe. Ce groupe de personnes partageant des intérêts semblables a orienté la planification, la mise en œuvre et l’évaluation du projet pilote Dépanneur bonne bouffe.

Voici les principales conclusions :

  • Sept dépanneurs ont complété le projet pilote.

  • Parmi les réussites, notons :

    • L’augmentation de la quantité et de la proéminence des légumes et des fruits;

    • Une amélioration des compétences et du sentiment de confiance en ce qui a trait au suivi des déchets et de la manipulation des légumes et fruits frais;

    • Une satisfaction à l’égard de la stratégie de marque du projet pilote « Dépanneur bonne bouffe ».

  • Les difficultés rencontrées sont notamment :

    • L’irrégularité de la variété, de la qualité et de la quantité des produits;

    • Des contraintes en matière d’approvisionnement pour les petites entreprises;

    • Des contraintes relatives à la réfrigération;

    • Du gaspillage;

    • Une demande insuffisante de la part des clients;

    • Un manque de suivi des points de vente, ce qui complique l’évaluation des répercussions financières.

Conclusions prochaines étapes :

Le projet pilote Dépanneur bonne bouffe a permis d’accroître nos connaissances sur l’impact des programmes de Dépanneurs bonne bouffe au Canada. Bien que le modèle actuel comporte des lacunes qui le rendent difficile à maintenir, nous continuerons à partager les leçons tirées de cette expérience avec nos partenaires de la collectivité et du milieu des affaires.

Pour plus de renseignements, visitez le document intitulé Brève description du projet Dépanneur bonne bouffe.

Recherche

Santé publique Ottawa appuie actuellement une étude menée par l’Université de Toronto qui mise sur les observations fournies par le projet pilote Dépanneur bonne bouffe pour mieux comprendre les méthodes et les pratiques des dépanneurs pour rendre accessibles dans les dépanneurs les fruits et les légumes frais ainsi que les aliments santé de base d’une façon qui soit attrayante et durable tant pour les détaillants que pour les consommateurs.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur l’initiative « Dépanneur bonne bouffe », veuillez communiquer avec Marketa Graham par courriel à l’adresse marketa.graham@ottawa.ca ou par téléphone en composant le 613‑580‑2424, poste 23649.

2019-11-07

 

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