Facteurs entrant dans l’évaluation des risques d'exposition :
- Gravité et profondeur des morsures
- Morsures sur les mains, le cou ou le visage
- Exposition d’une plaie préexistante, d’une muqueuse ou des voies respiratoires à de la salive animale
- Comportement anormal ou agressif de l’animal
- Attaque sans provocation
- Prévalence de la rage animale dans la région
Les morsures graves sont plus susceptibles de laisser penser que l’animal est enragé, et elles peuvent aussi augmenter la probabilité d’exposition au virus et de transmission en raison de l’exposition accrue à la salive.
Les morsures aux mains et au visage sont considérées comme étant des expositions à risque élevé en raison de la grande densité des terminaisons nerveuses. Les morsures au visage et au cou sont aussi des expositions à risque élevé en raison de la proximité des nerfs crâniens, qui mènent directement au cerveau.
Santé publique Ottawa (SPO) effectuera une évaluation des risques pour les expositions soupçonnées à la rage. Cependant, la décision finale d’administrer ou non une prophylaxie postexposition (PPE) contre la rage est fondée sur une discussion sur le consentement éclairé entre le fournisseur de soins de santé et le patient (ou le parent ou le tuteur).
Les dents très petites et acérées des chauves-souris rendent difficile l’exclusion d’une morsure. C’est pourquoi il est recommandé de procéder à une PPE et à un test sur la chauve-souris, si elle est disponible, après un contact direct entre une personne et une chauve-souris. Les contacts directs mineurs ou transitoires avec une chauve-souris sont considérés comme une exposition, car une morsure peut ne pas être ressentie et ne pas laisser de marque visible. Si le patient a trouvé une chauve-souris dans la pièce où il a dormi, il peut être difficile d’évaluer le contact direct, particulièrement si la chauve-souris a été trouvée dans la chambre d’un enfant ou d’un adulte qui n’est pas en mesure de fournir des explications fiables. Veuillez consulter le Guide canadien d’immunisation, sous la rubrique « Type d’exposition » dans la section « Indications ».
Veuillez consulter le document Lignes directrices concernant la gestion des cas d’exposition présumée à la rage (2020) du Ministère de la Santé, ainsi que le Guide canadien d’immunisation, pour en savoir plus.